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Un traitement contre l’anxiété de certains patients a été mis au point par des chercheurs de l’Université d’Oxford en se servant de casques de réalité virtuelle pour simuler des mises en situations.

L’anxiété peut prendre de nombreuses formes et dans les cas les plus extrêmes faire sombrer la personne dans la paranoïa. Les chercheurs de l’université d’Oxford travaillent depuis longtemps sur le sujet et ont cette semaine tenté une nouvelle approche à l’aide du casque Oculus Rift pour simuler une situation jugée complexe par le patient. Un point essentiel pour guérir un patient atteint d’anxiété et ainsi lui permettre de s’habituer à sa peur. Et c’est en ça que la réalité virtuelle peut offrir de nouvelles solutions. Mais ce n’est pas la première fois que santé et VR se mêle, comme en Mars dernier où la première operation chirurgicale en VR fut réalisée !

Un ascenseur et une ram de métro

Les patients choisis souffrent de délire de persécution, une forme de paranoïa faisant croire aux victimes que leur entourage leur veut du mal. Issu du Oxford Health NHS Foundation Trust, les sujets ont été plongés au cœur d’une ram de métro et dans un ascenseur. Des lieux souvent évités par les personnes souffrant de cette maladie. Le nombre d’avatars présents autour d’eux augmentait progressivement au fur et à mesure du temps. Permettant ainsi aux patients de s’habituer à leurs peurs au rythme souhaité.

Les patients étaient répartis en deux groupes distincts : Le premier n’eut pas de consignes particulières, et les membres du groupe purent alors agir comme ils le feraient dans une telle situation : en évitant tout contact avec les personnes autour d’eux.

Le second groupe a quant à lui été sollicité pour s’approcher des autres avatars et a tenté de croiser leurs regards afin de s’y habituer et ainsi démontrer qu’il n’y avait bel et bien aucun danger.

Ce second groupe a obtenu des résultats probants. En une session de seulement trente minutes, ceux tentant de faire face à leurs peurs ont eu une diminution très importante de leur paranoïa.

Un traitement efficace

Selon Daniel Freeman, directeur du département de psychiatrie à l’université d’Oxford, les résultats sont très encourageants et de nouveaux tests seront effectués afin de déterminer, si oui ou non, la réalité virtuelle pourra servir la recherche.

« Les résultats immédiats obtenus dans cette étude montrent une nouvelle voie dans le traitement »

Néanmoins, l’étude était trop restreinte pour pouvoir se prononcer sur l’avenir et de nouveaux tests devront être menés avant de pouvoir faire de véritables déclarations, et obtenir suffisamment de recul. Les maladies mentales sont extrêmement complexes et il n’y a à ce jour pas de traitement miracle, il faut faire au cas par cas. La réalité virtuelle pourrait cependant être une nouvelle piste à explorer et offrir de nouvelles méthodes de guérison pour les patients sensibles à ses effets.

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Covid-19 et formation professionnelle : le point sur la rentrée

Comment la crise du COVID va modifier le secteur de la formation professionnelle La crise du COVID a impacté les entreprises de manière significative et continue d’être une source d’incertitude à l’heure de la rentrée. Salariés, responsables HSE et autres managers s’interrogent sur les implications d’un retour au travail ainsi que sur les moyens de minimiser celles-ci. Placé au cœur de cette problématique, l’apprentissage reprend aussi, animé désormais par un double enjeu. Il s’agit en effet non seulement de former chacun aux nouveaux gestes et habitudes de travail, mais également de s’assurer que les formations en question ne sont pas à l’origine de risques supplémentaires. Pourtant, COVID-19 et formation professionnelle ne sont pas nécessairement antinomiques. 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La prévention des risques professionnels passe en effet par une parfaite connaissance des risques existants, des mesures nécessaires pour les minimiser et de l’attitude à adopter en cas de problème (un collaborateur présentant des symptômes, par exemple). Veillez à ce que chacun sache vers quelles sources se tourner si le moindre doute survient. Pour cela, une formation peut être envisagée ou, pour parer au plus pressé, vous pouvez afficher dans les lieux de passage un rappel des règles à observer et inviter chacun à consulter des ressources fiables. Le site de la SFMU ou celui de l’ ECDC , notamment, offrent des informations de qualité. Vous assurerez ainsi des conditions de travail aussi idéales que les circonstances le permettent. Une attitude rassurante de la part des responsables et managers Face à une situation qui comporte des éléments d’incertitude, voire de risques et de dangers, conserver une attitude rationnelle et gérer les sur-sollicitations avec calme et efficacité est aussi crucial que compliqué. En effet, les responsables et managers eux-mêmes doivent apprendre à redéfinir leur rôle au cœur d’un contexte sans précédent. Selon l’étude menée par Immersive Factory, 77 % d’entre eux se voient solliciter davantage, conduisant parfois à des difficultés supplémentaires qu’il est important d’éviter. Afin de prévenir de tels dérapages, mettre en place un climat de responsabilité partagée représente un bon moyen de prioriser la question du COVID. Là encore, l’accès à des informations fiables évite à d’éventuels renseignements erronés de semer la panique parmi les collaborateurs. En vous assurant que ces derniers maintiennent leurs connaissances à jour, vous instaurez une culture de « veille » permanente dont le groupe bénéficie autant que les individus. Toujours dans cette optique de promouvoir la cohésion, communiquez avec transparence et objectivité. Exposez clairement l’impact que l’épidémie a eu sur vos objectifs et présentez un plan d’action abouti en expliquant comment la charge de travail est répartie entre les salariés. Celui-ci devra tenir compte des disponibilités de chacun tout en garantissant le respect des recommandations officielles en vigueur. Partagez vos réflexions sur chaque situation et fixez des KPI précis qui permettront d’atteindre des résultats satisfaisants. Un climat positif pour davantage de confiance et de sérénité Veiller à l’application des mesures ne signifie pas nécessairement que les salariés doivent se sentir contrôlés en permanence, ce qui pourrait leur donner le sentiment que les responsables ne leur font pas confiance. Favorisez plutôt un climat d’échange, d’ouverture et de sérénité. La prévention des risques liés au COVID-19 implique en effet de prendre conscience des dangers psychosociaux associés à cette situation particulièrement inhabituelle. Distanciation sociale, port du masque, désinfection systématique et autres comportements de prévention peuvent créer une réponse allant de l’inconfort jusqu’à une réelle détresse mentale . Ces dangers invisibles font rarement l’objet de suffisamment d’attention. Pourtant, il s’agit d’un effet secondaire de la crise sanitaire dont l’impact sur les entreprises ne saurait être ignoré. Selon une étude menée par le groupe financier coopératif canadien Desjardins, investir dans le bien-être des employés contribue à une baisse du taux d’absentéisme et à une baisse du taux de roulement. L’étude fait apparaître un ROI de 1,50 $ à 3 $ pour chaque dollar investi. (1) De nouvelles méthodes de travail empruntées à la formation HSE Pour bon nombre d’entreprises, le meilleur moyen d’appliquer à la lettre les recommandations consiste à ne pas rouvrir leurs locaux, ou tout du moins à ne fonctionner qu’en effectif restreint. Si les avantages de telles pratiques en période de crise sanitaire sont aisément démontrables, là encore, il importe d’adapter son approche à une situation bien différente de ce dont les collaborateurs ont l’habitude. En l’occurrence, travailler à la maison requiert une forme de soutien unique. Les managers et responsables doivent alors lutter contre la démotivation, l’indifférence, ou même le sentiment d’isolement que certains employés peuvent développer. Pour contrer cette nouvelle difficulté liée au COVID-19, la formation professionnelle dématérialisée peut servir d’inspiration. 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Les interactions à distance comme valeur ajoutée pour l’entreprise Plutôt que de voir les méthodes de communication et d’interaction à distance comme un pis-aller inéluctable en période de confinement, les nouvelles technologies offrent la possibilité de repenser les interactions professionnelles. Des approches de formation à distance aussi novatrices que l’immersive learning répondent notamment à ce besoin. Faisant appel à la gamification, ces méthodes permettent aux participants de vivre leur formation « comme s’ils y étaient » sans même sortir de chez eux.  Si les casques de réalité virtuelle (ou VR) étaient auparavant l’apanage des gamers les plus chevronnés, le serious gaming est désormais si plébiscité qu’il s’inscrit dans le plan de relance mis en place pour moderniser la formation professionnelle. Même l’ escape serious game connaît un engouement indéniable. Et pour cause ! De l’amélioration du parcours de nouvelles recrues à l’harmonisation des process impliquant partenaires et sous-traitants, les programmes immersifs forment un lien particulièrement cohérent entre COVID-19 et formation professionnelle . Par exemple, les formations HSE en immersif stimulent les apprenants et favorise la mémorisation. Accessibles de n’importe où sans que la qualité de l’expérience n’en soit diminuée, ces programmes tirent parti de mises en situation virtuelles réalistes au cours desquelles les participants « apprennent en faisant ». Très employées dans les formations ciblant la gestion des risques ou la prévention, ces approches contribuent à réduire considérablement le nombre d’accidents. Ainsi, le Capgemini Research Institute a montré que 83 % des entreprises ayant opté pour la réalité virtuelle déclarent avoir dépassé leurs objectifs en termes d’efficacité, de productivité et de rentabilité. (2) Que ce soit pour continuer à assurer des formations sans risquer de compromettre la sécurité des participants ou pour former les salariés aux pratiques recommandées en période de crise sanitaire, l’immersive learning offre d’excellents résultats. Les entreprises sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses à en découvrir les avantages, puisque 68% des répondants à l’étude d’Immersive Factory font déjà confiance à la réalité virtuelle pour leurs formations. Dans le futur, la santé et la sécurité au travail seront au cœur des stratégies des entreprises. Ces dernières devront implémenter de manière durable des normes d’hygiène renforcées et exiger le port du masque pour tout membre du personnel malade. Leur prise en compte des intervenants extérieurs sera également modifiée, et chacun sera davantage sensibilisé à l’environnement de travail dans lequel il évolue. Enfin, une plus grande place sera accordée aux facteurs moins visibles dont l’impact s’avère tout aussi crucial. Le bien-être des salariés, notamment, devra faire l’objet d’une attention toute particulière. Les formations HSE sont donc en passe d’inclure toujours plus d’éléments et la position qu’elles occupent au sein des sociétés sera appelée à se renforcer. 90% des interviewés de notre étude confirment en effet cette tendance. L’impact du COVID-19 sur la formation professionnelle ainsi que sur nombre d’autres aspects de la vie en entreprise s’est fait sentir une première fois lorsque le confinement a été prononcé. En cette période de rentrée, les premières leçons tirées de la crise se muent en de nouvelles habitudes de travail qui, si elles sont implémentées efficacement, contribueront à façonner le monde professionnel de demain.   (1) Chez Visa Desjardins (le plus important groupe financier coopératif canadien), un programme mené sur trois ans a montré des résultats probants. Son objectif principal était d’aider les employés à prendre leur santé physique et psychologique en main et de leur donner des outils pour y arriver. Ces mesures ont contribué à une baisse de l’absentéisme de 28 % et du taux de turnover de 54 %. Pour chaque dollar investi par cet employeur, le rendement a été évalué de 1,50 $ à 3 $. (2) https://www.capgemini.com/fr-fr/news/technologies-immersives-lusage-de-la-realite-augmentee-et-de-la-realite-virtuelle-devrait-simposer-en-entreprise-dici-les-trois-prochaines-annees/  

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